Ma Benz est l’objet de toutes les dévotions.

    Elle est régulièrement briquée, lustrée, astiquée, bichonnée.    IMG_1750  

Lorsqu’elle est venue en ma possession son nettoyage complet était quotidien, mais j’ai insisté pour espacer ce  gaspillage d'hectolitres d'eau...

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Comme tout de même elle en jette, il n'est pas rare de voir un(e) quidam(e) s'y installer pour la photo.

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 Plus sérieusement, la vie vous réserve de ces surprises... Me faire conduire, et par un chauffeur encore, dans un TEL véhicule, alors que je m'installe dans un des pays les plus pauvres de la planète... c'était exactement à l'opposé de mon souhait !

Mais quoi, j'ai racheté la voiture à une amie pour la dépanner. Devrais-je la laisser au garage pour jouer au politiquement correct ?

Quant au chauffeur : tant que ma connaissance de la langue malgache, du code de la route local, et de la manière dont il faut circuler en ville sont aussi rudimentaires, il serait suicidaire de prendre moi-même le volant. Il faut préciser que jadis les autorités avaient fait l'effort de mettre des panneaux de signalisation. Rapidement ceux-ci ont été volés pour être transformés en marmites et autres ustensiles (oui, nous sommes dans un pays très pauvre). Il n'y a donc plus de panneau, mais vous êtes néanmoins tenu de respecter ce qu'ils indiquaient ! ! !

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Voici une aventure qui nous est arrivée cette semaine, à Manoa mon chauffeur et moi-même. Nous traversions un rond-point quand nous nous sommes fait contrôler par un motard. Il est assez évident que l'équation [ Vazaha + BelleVoiture = Bakchich ] est comprise par tous les policiers. Un contrôle tâtillon a donc eu lieu, qui s'est terminé par la découverte d'une petite irrégularité (un cachet manquant, semble-t-il). Nous avions donc le choix entre abandonner le véhicule et discrètement régler un "pourboire" de deux cents mille francs *. Une bonne demi-heure de marchandages plus tard, durant laquelle ont été évoquées des personnalités de nos connaissances (dont le supérieur du motard) et le fait que nous venions de prendre de l'essence et que nous n'avions donc plus de liquide - sinon hautement inlammable... - nous nous en sommes sortis avec un pot-de-vin de cinquante mille francs *.

En repartant Manoa m'a confié que d'ordinaire il était fier de son pays, mais que là, pendant cette demi-heure de tractations, il en avait eu grand-honte.

 

 * Voir  L'argent